Elle apparaît telle une jeune femme, face au public, une canne à la main : « Quand j’avais 7 ans, j’ai été renversée par une voiture… » dit-elle. À ce moment, elle s’assied sur le lit et devient littéralement, physiquement, comportementalement…
une fillette de 7 ans ! Le théâtre est là. Pleinement là. Plus tard, la fillette veut être danseuse, elle est donc impatiente de courir à nouveau. Isis, l’infirmière, veille sur elle, tantôt maternante, tantôt copine… voire fée. Nous, nous cheminons avec elles. Quand le diagnostique, sévère, s’impose : le plâtre enlevé, la jambe restera raide, la colère sera en proportion. Comment franchit-on les tragédies de la vie ? Une nuit, la « fée » va apporter un géant de chiffon. Celui-ci va devenir l’objet d’un transfert auquel la fillette va se confronter, avec qui elle va se battre, passer sa colère, puis l’apprivoiser pour finir en faire son compagnon de jeu. Outre son sujet, la force du spectacle réside, notamment, dans la transfiguration de